Des mondes similaires au nôtre cachés dans des centaines d’exoplanètes ? SETI PR en Francais

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Communiqué de presse de l’Institut SETI et de CASCA
Monday, June 09 2014 – 12:15pm, PDT

Mountain View, CA –
Cette année a été intense pour les chasseurs d’exoplanètes, ces planètes autour d’autres étoiles. Une équipe d’astronomes de l’Institut SETI et du centre de recherche de la NASA Ames a découvert 715 nouvelles exoplanètes enfouies dans les données du télescope spatial Kepler. Ces nouveaux mondes qui tournent autour de 305 étoiles différentes, constituent des systèmes planétaires multiples, similaires a notre système solaire, lui-même constitué de huit planètes. L’annonce de cette découverte a été suivie par une nouvelle encore plus importante dans le monde de l’astronomie : la même équipe a annoncé la découverte de Kepler 186f, une planète de la même taille que la Terre qui tourne autour de son étoile dans la zone dite habitable. Cette decouverte constitue une étape essentielle vers la détermination de l’existence de planètes de type Terre dans la Voie Lactée.

Une vue artistique décrivant les systèmes planétaires découverts par le télescope spatial Kepler. Crédit: NASA

Une vue artistique décrivant les systèmes planétaires découverts par le télescope spatial Kepler. Crédit: NASA

Jason Rowe, astronome au SETI Institute, est à l’origine de cette étude. D’après lui, « ces résultats indiquent non seulement que les planètes de la taille de la Terre sont très répandues, mais également que les systèmes multiples peuvent contenir des mondes habitables ». Il souligne néanmoins que « la plupart de ces planètes tournent autour de leur étoile à une distance bien plus courte que la distance entre la planète Mercure et notre soleil. Nous commençons à peine à trouver des systèmes vraiment similaires à notre système solaire. »

Ce déluge de nouvelles exoplanètes s’est intensifié grâce à l’utilisation d’une nouvelle technique d’analyse appelée « vérification par multiplicité ». Les chercheurs ont pu vérifier l’existence de centaines de nouveaux systèmes planétaires à la fois, sans pour cela devoir analyser chaque système un par un. Basée sur une étude probabiliste, elle a permis de confirmer l’existence de ces systèmes autour des 150 000 étoiles observées par Kepler. L’analyse de cet échantillon a ainsi conduit les astronomes à cataloguer 715 nouvelles exoplanètes, portant le nombre total d’exoplanètes découvertes à ce jour à plus de 1 700.

« Ce travail nous a aussi permis d’en savoir plus sur ces systèmes. Ils sont remarquablement compacts et les orbites de ces planètes sont planes et circulaires, tout comme notre système solaire, » note Jason Rowe.

Le 17 avril, l’équipe de Kepler annonça la découverte de Kepler 186f, la première planète de taille similaire à la Terre se trouvant dans la zone habitable de son étoile, là où la température en surface pourrait permettre à l’eau d’exister à l’état liquide. Cette découverte marque une étape importante dans la détermination de la fréquence de planètes similaires à la Terre dans notre galaxie.

D’après David Black, président et PDG de l’institut SETI, « la découverte de ces nouveaux mondes potentiellement habitables dans notre galaxie suggère que l’existence d’une vie extraterrestre, quelque part dans le cosmos, est probable. »

La mission Kepler a cessé d’enregistrer des données en début d’année en raison d’une anomalie rencontrée avec deux de ses roues à réaction qui sont essentielles pour orienter le télescope de manière très précise. Le 20 mai, la NASA a néanmoins annoncé qu’une seconde mission, appelée K2, était sur le point de commencer. Le satellite Kepler a été reconfiguré afin d’utiliser la pression des photons solaires pour compenser la roue manquante et affiner son pointage, lui permettant ainsi d’observer un champ du ciel différent.

« Nous ne pouvons plus maintenir les observations de Kepler dans le champ prévu initialement » annonce Doug Caldwell, scientifique en charge de l’instrument Kepler au SETI Institute, « mais le télescope spatial a été construit par une équipe pleine de ressources et dont l’ingéniosité a permis à Kepler d’avoir une seconde vie. Le satellite cherchera dorénavant des exoplanètes dans une gamme d’environnement très variée, notamment dans des régions de formation stellaire. Nous allons très certainement en apprendre beaucoup sur la formation et l’évolution de notre propre système solaire. »

« Plus nous explorons notre galaxie et plus nous découvrons de mondes parmi les étoiles qui nous rappellent le nôtre » conclut J. Rowe.

Au sujet de l’institut SETI :
L’Institut SETI  est une organisation de recherche multi-disciplinaire non lucrative, fondée dans le but d’explorer, comprendre et expliquer l’origine, de la vie dans l’univers, ainsi que sa nature et sa prévalence. Les chercheurs de l’institut rassemblent des expertises dans des domaines aussi variés que l’astrophysique, les sciences planétaires ou la biologie, les sciences sociales ou les sciences informatiques, ou encore le traitement du signal. Par l’étude du passé et du présent, les chercheurs peuvent ainsi entrevoir des bribes du futur. Nous sommes passionnés de découvertes, mais également du partage des connaissances, en tant qu’ambassadeurs scientifiques auprès du public, de la presse et du gouvernement. L’Institut SETI est un partenaire privilégié des agences gouvernementales, institutions académiques et plusieurs compagnies dans le monde entier.

Contacts:

Leslie Sage
CASCA Press Officer
cascapressofficer@gmail.com
+1 301 675 8957

Jason Rowe
SETI Institute
E-mail: jason.rowe@nasa.gov
Tel: +1 650 276-9092

Douglas Caldwell
SETI Institute
E-mail: dcaldwell@seti.org
Tel: +1 408 857-4353

Seth Shostak, Media Contact
SETI Institute
E-mail: seth@seti.org
Tel: +1 650 960-4530

David Black, President, CEO
SETI Institute
E-mail: dblack@seti.org
Tel: +1 650 960-4510

Ce communiqué de presse est basé sur une version anglaise publié par le SETI Institute. Il a été adapté et traduit par Franck Marchis et édité par Elsa Huby.

About Franck Marchis

Dr. Franck Marchis is a Researcher at the Carl Sagan Center of the SETI Institute since July 2007. Over the past 15 years, he has dedicated his research to the study of our solar system using mainly ground-based telescopes equipped with adaptive optics. More recently he has been also involved in the definition of new generation of AOs for 8 -10 m class telescopes and future Extremely Large Telescopes. He has developed algorithms to process and enhance the quality of images, both astronomical and biological, using fluorescence microscopy. His currently involved in the development of the Gemini Planet Imager, an extreme AO system for the Gemini South telescope which will be capable of imaging and record spectra of exoplanets orbiting around nearby stars.

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